La réforme du médicament en marche

Le ministre du travail, de l’emploi et de la santé a présenté le 23 juin 2011 la réforme du médicament. 

Celle-ci s’appuie sur 3 piliers :

  • La prévention des conflits d’intérêts - La transparence des décisions. Les mesures qui seront ainsi concernées sont par exemple la responsabilisation des institutions dans la gestion et le contrôle des conflits d’intérêts ou encore la mise en place d'un Sunshine Act à la française c'est à dire la publication, sous la responsabilité de chaque industriel, de toutes les conventions et rétributions passées entre les laboratoires, les médecins, les experts, les sociétés savantes, les associations de patients et les organes de presse spécialisés et la mise en place de sanctions si ces obigations de déclaration sont bafouées mais aussi une plus grande transparence des décisions avec le remplacement de l’Afssaps par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) et des produits de santé dont le mode de financement est directement assuré par l'Etat.
  • Un doute qui bénéficie systématiquement aux patients. Avec des règles d' Autorisation de mise sur le marché (AMM) et remboursement des médicaments plus strictes et exigeantes comme par exemple la non prise en charge par la collectivité des médicaments présentant un Service Médical Rendu Insuffisant. Il y aura également une simplification et une centralisation de la notification des effets indésirables et des alertes données par les professionnels de santé à travers tout le territoire et sans conflit d'intérêt  avec des télédéclarations et des numéros d'alerte directs à l'ANSM.
  • Des professionnels de santé mieux formés et informés – Des patients bien informés. Ce troisième pilier responsabilise d'avantage le grand public via une meilleure information à travers :  Un portail public du médicament regroupant les informations de l’ANSM, de la HAS et de l’Assurance-maladie. Des campagnes d’information auprès du public sur le médicament, ses caractéristiques, son bon usage. Mais aussi via la limitation de la visite médicale à l’hôpital à un seul cadre collectif, pour favoriser les échanges entre professionnels de santé et visiteurs médicaux, de façon expérimentale, avant son éventuelle extension à la médecine de ville mais aussi une meilleure formation des professionnels de santé pour renforcer leur connaissance du médicament et de la pharmacovigilance.
 
 
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