Mars bleu 2013 : nouvelle mobilisation nationale contre le cancer colorectal

Source: Fourmisanté

Pour insister une nouvelle fois sur la nécessité d’un dépistage précoce du cancer colorectal le ministère des Affaires sociales et de la Santé et l'Institut national du cancer (INCa), en partenariat avec l'Assurance maladie (CNAMTS), le Régime social des indépendants (RSI) et la Mutualité sociale agricole (MSA) lancent Mars bleu, mois de mobilisation contre le cancer colorectal.

Les chiffres du cancer colorectal

Le cancer colorectal est le deuxième cancer le plus meurtrier en France avec 17 500 décès par an. Il est aussi le troisième le plus fréquent et il concerne 40 500 nouvelles personnes chaque année. Pourtant, s’il est rapidement détecté, les chances de guérison sont de 90%, c’est dire l’importance d’un dépistage précoce.

Néanmoins, de nombreux Français ne connaissent pas suffisamment les possibilités de dépistage qui existent et qui sont conseillées. Cela s’explique en partie par le fait que seuls 31% des Français (et 39% des 50-74 ans) considère le cancer colorectal comme fréquent et seulement 26% le classe parmi les plus dangereux.

Pourtant depuis 2009, un programme de dépistage automatique existe pour les hommes et les femmes de 50 à 74 ans. Bien que de plus en plus connu, ce programme ne réunit pas plus de 31,7 % des personnes concernés (5 des 17 millions de personnes invitées à se faire dépister ont réalisé le test). Cela montre que les Français, pour la plupart, sous-estiment (ou ne savent pas) les chances considérables qu’on a de soigner correctement un cancer colorectal rapidement détecté et pris en charge à un stade précoce.

Un dépistage simple à réaliser

C’est pour continuer à communiquer et à informer la population que le ministère des Affaires sociales et de la Santé et l'Institut national du cancer (INCa), en partenariat avec l'Assurance maladie (CNAMTS), le Régime social des indépendants (RSI) et la Mutualité sociale agricole (MSA) lancent Mars bleu, mois de mobilisation contre le cancer colorectal.

Cette année, la campagne souhaite mettre l’accent sur ce paradoxe troublant : alors que la cancer colorectal guérit 9 fois sur 10 lorsqu’il est pris à temps, il reste le deuxième cancer le plus meurtrier en France. Encore une fois, on le voit bien, c’est la prévention qui est essentielle.

Celle-ci est orchestrée par l’ensemble du secteur médical avec des invitations par courrier, tous les deux ans, à se rapprocher de son médecin traitant pour évaluer les risques et réaliser un test. Il peut être réalisé à domicile (il s’agit de prélever des selle) et est pris en charge par l’Assurance maladie. Si ce test est positif (l’analysées a permis de retrouver des traces de sang), le médecin orientera le patient vers un spécialiste gastroentérologue pour passer une coloscopie.

Comme on le voit, la démarche n’a rien de bien compliqué. Elle est résumée dans ce slogan : « Le meilleur endroit pour faire le test, c'est chez soi ». Il est important que les gens ne fassent plus l’amalgame entre dépistage du cancer colorectal et coloscopie. Ce test plus poussé et plus complexe n’intervient que dans un second temps et seulement en cas de problème.

La campagne 2013

Cette année, Mars bleu se manifestera sur quatre fronts :

  • les médias avec des campagnes télévisées, des spots radios et des émissions spéciales,
  • internet avec la diffusion sur les réseaux sociaux d’un film d'animation pédagogique humoristique et des dossiers d’information grand public, notamment,
  • au niveau local avec des actions de proximité dans les CPAM, les établissements de santés, certaines associations, la mise en place d’ateliers santé dans les communes, les collectivités territoriales…
  • chez les médecins généralistes qui seront invités à vérifier si leurs patients sont ou non concernés par le dépistage et à engager le dialogue sur ce sujet grâce à un dispositif interactif mis en place sur le logiciel de gestion de dossiers patients.

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