Grippe : une molécule pour empêcher la destruction des cellules pulmonaires

Les maux de l'hiver
Source: Fourmisante

Une équipe française vient de découvrir une molécule permettant de lutter contre les formes graves de la grippe. Celle-ci a la particularité de cibler les cellules pulmonaires et de leur permettre de mieux se défendre en empêchant leur destruction par le virus.

 

Alors que la grippe contamine chaque année plusieurs millions de personnes, les chercheurs continuent à mettre au point de nouveaux traitements. Le dernier en date, dont les résultats ont été publiés le 3 décembre dans le Journal of Clinical Investigation, propose une alternative aux antiviraux que sont le Tamiflu et le Relenza. En effet, ces deux traitements ne permettent pas de faire face efficacement à un virus qui mute sans cesse et qui a développé des formes résistantes.

Pour attaquer le problème sous un angle différent, des chercheurs français ont travaillé sur les cellules ciblés par le virus plutôt que sur lui. Ils ont ainsi découvert qu’une protéine (PAR1) était responsable de l’enchaînement qui conduisait à l’inflammation au niveau des poumons. Pour peu que PAR1 soit déficiente, la résistance à l’infection est augmentée. Ainsi, par le biais de cette protéine il est possible de diminuer fortement l’impact du virus sur les malades et ce, même après une administration tardive (dans les 3 jours qui suivent l’infection).

L’étude montre que le traitement fonctionne contre les virus de types H1N1, H3N2 (à l'origine de la grippe saisonnière) et H5N1. «Le résultat est très prometteur», se félicite Bruno Lina, professeurs à l’Unité VirPath de l'Université Claude Bernard Lyon 1. Un brevet a été déposé mais il faudra encore attendre plusieurs années avant de voir apparaître un médicament basé sur ce principe.

En attendant, il est toujours possible de se prémunir du virus en homéopathie. En cas d’épidémie, il faut prendre en alternance, une fois par semaine, une dose d’Influenzinum et de Sérum de Yersin en 9 CH pendant 6 semaines.

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