Faire soigner une entorse, combien ça coûte ?

L'entorse
Source: Fourmisanté

L’articulation qui est le plus souvent victime d’entorses est la cheville. Il s’agit de la distension (qui peut aller jusqu’au déchirement) d’un ou de plusieurs ligaments (dans 80% des cas le ligament latéral externe) qui servent à maintenir l’articulation dans des limites physiologiques (normales).

 

 

On distingue trois types d’entorses :

  • les entorses bénignes, qu’on qualifie également de foulure,
  • les entorses moyennes qui s’accompagnent de micro-déchirures du ligament ;
  • les entorses graves dans lesquelles le ligament est complètement déchiré voire l’os fracturé.

Prévention des entorses

Il est possible de prévenir les entorses de plusieurs façons :

  • en s’échauffant avec soin avant de pratiquer une activité physique et en pratiquant des étirements,
  • en adaptant son effort à sa forme physique,
  • en s’entraînant régulièrement, ce qui permet de renforcer le système articulaire,
  • en s’arrêtant lorsque les premiers signes de fatigue se font sentir,
  • en ménageant des temps de repos suffisants (variables en fonction des individus) entre des efforts intenses (compétitions, tournois, entraînements…),
  • en ayant un équipement adapté (en particulier des chaussures  correspondant à l’activité pratiquée : football, basket, tennis, randonnée…).

Il est par ailleurs impératif de procéder à un traitement complet jusqu’à une rémission totale de l’articulation pour éviter les récidives.

 

Traitement des entorses

La première chose à faire en cas d’entorse est d’intervenir rapidement. Plus la prise en charge est rapide et efficace, plus la rémission et la reprise de l’activité pourront se faire dans de bonnes conditions.

Dans la majeure partie des cas, pour les entorses légères ou moyennes, il est possible de reprendre son activité au bout de six semaines.

 

Au moment de l’entorse

Lorsque survient l’entorse il faut donc réagir rapidement (dans les 48 heures maximum) en respectant l’acronyme GREC : Glace, Repos, Elevation, Compression.

Concrètement :

  • appliquez de la glace sur la cheville concernée afin de limier l’œdème :
    • utilisez un pack de froid ou une poche de glace (ou, à défaut, des glaçons dans un gant de toilette),
    • maintenez-la en place avec un bandage,
    • laissez-la une dizaine de minutes,
    • renouvelez l’application environ toutes les 2 heures,
    • procédez de la sorte pendant les 48 heures qui suivent la blessure,
    • espacez les applications les jours suivants ;
    • cessez l’activité pendant 48 heures mais :
      • continuer à faire bouger la cheville dans la limite du supportable,
      • prenez tout doucement appui dessus,
      • accentuez votre appui au fil des jours,
      • surélevez votre pied de façon à ce qu’il se situe plus haut que votre cœur : dans l’idéal conservez cette position  3 heures par jour jusqu’à diminution  de la douleur et de l’œdème,
      • compressez la région blessée avec un bandage élastique : il s’agit de réduire l’enflure sans pour autant couper la circulation sanguine.

       

Traitement médicamenteux

Le traitement médicamenteux des entorses consiste à :

  • diminuer la douleur grâce à des antalgiques,
  • limiter l’inflammation avec des anti-inflammatoires.

Certains médicaments exercent cette double action et se présentent sous forme de sprays, de gel ou de pommade.

Ce sera par exemple le cas des gels (prix donnés à titre indicatif) :

  • Advil® gel : 4,21 € et de son générique Advilgel,
  • Antarène® gel : 2,62 €,
  • Diclofénac®  en gel : 3,44 € et ses génériques Diclofénac Ranbaxy, Diclofénac Ratiopharm conseil et Diclofénac Teva conseil
  • Ketum®gel  : 2,47 €, et tous les génériques Kétoprofène ,
  • Niflugel® : 2,95 €,
  • Nurofen® gel : 2,90 €,
  • Voltarenactigo : 4,90 €
  • Xenid® gel : 2,87 €.

Il est également possible de s’orienter vers des traitements antalgiques locaux plus spécifiques avec, par exemple :

  • la crème Algesal care® : 7,50 €
  • le Flector® tissugel héparine : 13,90 €,
  • le baume Aroma® : 9,55 €,
  • la crème Cliptol® : 6,95 €
  • Inongan® : 6,50 €
  • les corticoïdes : Cortisal® en crème (2,54 €) et Percutalgine® en gel (2,08 €).

En fonction de la gravité de l’entorse ce traitement s’accompagnera :

  • d’un strapping (7,50 € la bande qui peut être posée par un pharmacien) en cas d’entorse bénigne,
  • de la mise en place d’une attelle amovible (45 €), avec la possible nécessité d’utiliser des béquilles  pendant quelques jours (12,20 € mais elles peuvent être louées par les pharmacies), notamment en cas d’entorses moyennes,
  • d’un plâtre pour certaines entorses moyennes et un plâtre pendant 6 semaines pour les entorses graves.

Une radiographie peut être réalisée pour s’assurer qu’il n’ya pas d’arrachement osseux.

Dans le cas des entorses moyennes et graves, une rééducation en kinésithérapie est prescrite. En fonction de la gravité de l’entorse, on procède de 6 à 12 séances. Le but est :

  • dans un premier temps de réduire la douleur,
  • dans un second temps de retrouver l’amplitude complète de l’articulation de la cheville,
  • dans un troisième temps de procéder à) un travail neuromusculaire visant à renforcer les muscles stabilisateurs de l’articulation et à travailler les appuis (travail proprioceptif).

La chirurgie qui n’est employée que pour les entorses graves reste exceptionnelle.

 

Traitement alternatif

Les entorses de la cheville peuvent être prises en charge par certaines méthodes douces lorsqu’elles sont de faible gravité et qu’elles ne nécessitent pas la pose d’un plâtre. Dans tous les cas, la méthode « GREC » reste à observer.

On peut dans un second temps consulter :

  • un ostéopathe qui, même si la douleur est vive, procèdera à un traitement des fasciæ qui permettra de réduire la douleur et de diminuer de moitié le temps de récupération nécessaire au ligament touché (prix variable de 40 à 75 € en fonction du thérapeute),
  • un acupuncteur qui fera en sorte de réduire les conséquences de l’entorse : œdème, inflammation… (en partie remboursé si l’acupuncteur est médecin sinon consultation autour de 50 à 70 €),
  • un homéopathe (remboursé en partie car il s’agit d’un médecin) qui prescrira des remèdes destinés à traiter l’entorse en fonction de plusieurs critères (chaque tube coûte environ 2 €) à raison de 3 granules trois fois par jour :
    • Arnica Montana en 9 CH en priorité pour lutter contre la douleur et les œdèmes et faciliter la circulation,
    • Bryonia en 5 CH si la cheville est enflée
    • Ruta graveolens pour agir sur les ligaments,
    • Rhus toxicodendron en 5 CH pour agir au niveau musculaire en cas d’œdème et de douleur musculaire associée,
    • Natrum carbonicum s’il s’agit d’entorses à répétition,
    • ou une crème homéopathique à l’Arnica (8 €).

Remarque : il est possible d’utiliser Arnica Montana en première intention en prenant une dose en 30 CH dès que survient l’entorse, suivie 24 heures après d’une dose en 15 CH, 24 heures plus tard d’une dose en 12  CH et enfin, encore 24 heures plus tard, d’une dose en 9 CH. Ce traitement peut être compléter par Ruta graveolens en 5 CH à raison de 3 granules 3 fois par jour.

Des huiles essentielles (HE) peuvent également être utilisées en cas d’entorse bénigne :

  • HE d’Hélichryse italienne (24,90 € les 5 ml pour la bio) : 3 gouttes en massage sur l’articulation,
  • Un mélange de deux cuillères à soupe d’huile d’Arnica (10 €) avec 10 gouttes d’HE :
    • d’Hélichryse italienne,
    • de Menthe poivrée (3,20 € les 10 ml ou 5,90 € pour la bio),
    • d’Eucalyptus citronné (2,50 € les 10 ml),
    • de Laurier noble (6,50 € les 10 ml ou 4,50 € les 5 ml pour la bio),
    • de Gaulthérie (2,50 € les 10 ml pour la Gaulthérie couchée et 3,20 € les 10 ml pour la Gaulthérie odorante bio),

à appliquer sur l’articulation touchée deux fois par jour jusqu’à disparition de la douleur.

  • Autre mélange possible  avec 15 ml d’huile de Macadamia (8 € les 50 ml bio) :
    • 10 gouttes d’HE de Gaulthérie couchée,
    • 10 gouttes d’HE de Romarin officinal à cinéol (2,90 € les 10 ml bio),
    • 5 gouttes d’HE de Laurier noble(4,5 € les 5 ml bio),

appliquer quelque gouttes en massages doux deux ou trois fois par jour.

 

 

 

 

Cette page vous a intéressé? Partagez-la sur les réseaux sociaux et posez vos questions à nos professionnels de santé.

Articles récents