Comment choisir sa mutuelle quand on a des enfants ?

Bien choisir sa mutuelle
Source: Fourmisanté

 Lunettes, médicaments, dépassements d'honoraires des pédiatres, le coût de la santé pour nos petits engendre un reste à charge qui peut être couvert par une bonne mutuelle.

Il est toujours judicieux d’adapter son contrat mutuelle ou complémentaire santé à son système familial et ses besoins.  Il faut par exemple penser à prendre une complémentaire qui couvrira tous les membres d’une même famille plutôt que des assurances distinctes mais pas seulement...

 

 

 

Quelle mutuelle pour mes enfants et dans quels cas ?

On distingue plusieurs cas de figure, notamment si :

  • on dispose de plusieurs contrats d’assurance au sein d’un même foyer,
  • on est couvert par une mutuelle d’entreprise,
  • on constitue un foyer monoparental.

 

Plusieurs contrats distincts

Le fait de disposer de plusieurs contrats d’assurances au sein d’un même foyer n’est pas la solution la plus avantageuse. Il est toujours plus intéressant de couvrir tous les membres de la famille avec un seul contrat, surtout lorsqu’on a trois enfants à charge.

Le plus souvent, au-delà du deuxième enfant inscrit, les mutuelles ne font pas payer l’inscription des enfants supplémentaires.

Remarque : certaines compagnies d’assurance permettent aux parents de bénéficier d’une meilleure protection que leurs enfants (qui n’en ont pas nécessairement besoin) tout en gardant les avantages liés à un contrat familial.


Mutuelle d’entreprise

Dans la mesure où la mutuelle d’entreprise peut s’étendre à toute la famille (aux ayants droits), il faut en profiter. Il est toujours plus avantageux d’affilier ses enfants à cette mutuelle généralement assez complète.

Si les deux parents bénéficient de deux mutuelle de groupe (chacun dans son entreprise), les enfants seront doublement couverts (les remboursements eux aussi seront doubles).

Remarque : dans ce dernier cas, commencez toujours par adresser les factures à la mutuelle qui offre le meilleur remboursement puis à la seconde en complément.


Foyer monoparental

Si vous ne possédez pas de complémentaire santé spécifique, rien ne vous empêche d’opter pour une formule spécifique qui sera adaptée au plus près aux besoins de votre enfant.

Tenez compte du fait que de nombreuses complémentaires santé proposent des tarifs spéciaux pour les enfants jusqu’à 18 voire 21 ans.

Remarque : certaines mutuelles proposent des contrats pour les familles monoparentales afin de mieux couvrir le parent isolé.


Adapter son contrat

Les contrats souscrits devront souvent être modulés au fil du temps avec l’apparition de nouveaux besoins et la disparition des anciens (on ne va plus chez le pédiatre mais on a besoin de lunettes, on  ne se fait plus vacciner mais on entame un traitement d’orthodontie…).

Il peut donc être utile de souscrire une mutuelle spécifique pour les bébés dans un premier temps (pour couvrir les dépenses liées aux consultations médicales de suivi). Il faudra la réévaluer par la suite.

Dans la mesure du possible optez plutôt pour une mutuelle :

  • qui pratique le tiers payant afin de ne pas avancer de frais,
  • qui ne pratique pas de délai de carence afin d’être tout de suite couvert,
  • dont vous pouvez consulter le site internet pour suivre vos décomptes et vos remboursements,
  • qui prend correctement en charge les frais dentaires et les frais d’optique dont votre enfant pourrait avoir besoin (voir notre fiche Comment bien choisir sa mutuelle quand on porte des lunettes ?).

Si vous avez pour habitude de partir en vacances à l’étranger assurez-vous que vos enfants seront couverts et qu’ils pourront bien bénéficier d’une assistance en ca de besoin.

 

Cas pratiques

 

Les maladies infantiles

Il faut s’y attendre, votre enfant risque de développer des maladies infantiles.

Quoique bénignes et nécessaires, ces maladies peuvent inquiéter les parents. Il faudra prévoir au moins une consultation pédiatrique (afin d’identifier la maladie) ainsi que les éventuels traitements.

Ce sera le cas avec :

  • la varicellequi se traite l’aide d’un antihistaminique (surtout pas d’ibuprofène) :
    • Polaramine® (6 €),
    • Primalan® (2,62 €) ;
  • la rubéole entraînera une consultation pédiatrique mais il n’y a pas de traitement à prévoir excepté :
    • des antalgiques : paracétamol ou acétaminophène type Doliprane® (1,95 €),
    • des antipyrétiques : ibuprofène (2,12 €) pour les enfants de plus de trois mois seulement ;
  • la rougeolen’a aucun traitement spécifique mais nécessite un suivi médical. Là encore on peut donner :
    • des antalgiques : paracétamol type Doliprane® (1,95 €),
    • des antipyrétiques : ibuprofène (2,12 €) pour les enfants de plus de trois mois seulement ;
  • les oreillons ne se traitent pas spécifiquement. On administre :

    • des antalgiques : paracétamol type Doliprane® (1,95 €),
    • des antipyrétiques : ibuprofène (2,12 €).

Ces trois dernières  maladies infantiles peuvent être prévenues avec l’administration d’un vaccin en deux doses (à 12 mois et quelques mois plus tard) : 14,75 € (Priorix® ou R.O.R Vax®) remboursé par la Sécurité social avant 13 ans.

Là encore une consultation auprès d’un professionnel de santé est à prévoir.

 

Les vaccinations

Votre enfant devra aussi subir les vaccinations obligatoires type DTP (diphtérie,tétanos,poliomyélite) à raison de 3 injections à un mois d’intervalle les premiers mois. Un rappel interviendra entre 16 et 18 mois.

Une fois de plus, prévoyez une consultation médicale et l’achat du vaccin (Vaccin DTP Pasteur® : 10 €).

Les vaccins sont remboursés en totalité par la Sécurité sociale.

 

Pédiatres

Les pédiatres pratiquent pour la plupart des dépassements d’honoraires.

Ainsi les consultations évoquées plus celles liées à d’éventuelles maladies telles qu’une rhinoparyngite ou une otite, par exemple vont faire rapidement s’accumuler les frais.

Pour les pédiatres pratiquant les dépassements d’honoraires (praticiens de secteur 2), la Sécurité sociale rembourse de 21,10 € (enfant de moins de 2 ans) à 16,10 € (au-delà de 2 ans).

Le médecin pédiatre peut de son côté décider de facturer ses consultations jusqu’à 55 € (rarement plus et généralement 30 €) et si vous ne possédez pas de mutuelle pour votre enfant, vous devrez payer la différence.

 

Médicaments non remboursés

De plus, certains médicaments ou produits d’usage courants ont cessés d’être totalement pris en charge par la Sécurité sociale qui dérembourse, à l’image de :

  • l’antiseptique Dakin® (2,82 €),
  • de la solution nasale antiseptique Rhinotrophyl® (2,47 € remboursé à 15% seulement),
  • l’expectorant Fluditec® (2,77 €),
  • de Bronchodermine® (2,13 €) pour traiter les affections bronchiques.

Vous pouvez vérifier  si un médicament est remboursé et dans quelle proportion sur notre site.

Au final, une accumulation de petits frais qui pourraient être pris en charge par une mutuelle.

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